Retour dans le futur, nous sommes le mercredi 6 mai 2009.
Matinée ponctuée de petits messages adorables venant des quatre coins de la France et de l’Irlande, j’ai été enchanté, surprise, soulagée, heureuse, étonnée et parfois aux bords des larmes. Deux petites enveloppes m’attendaient dans la boite aux lettres dont l’une remplie d’une farandole de baisers qui virevoltent encore autour de moi. J’ai même eu le droit à un coup de fils de ma Grand-mère et de ma Pitchoune ! Ce n’est que deux jours plus tard que j’ai pu voir les mots sur mon mur et les mails que vous m’aviez envoyé !
Thank you everybody,
That is so close to my heart
Tout commence à 17 heures avec l’arrivée des filles,
sacs à dos remplies de choses m’étant interdites
d’accès mais tellement tentantes. Amélie, Marion, Lien et Sayaka m’avaient organisé mon propre
gouter d’anniversaire, adorables ai-je pensé… c’était sans compter sur leur esprits malicieux.
Coincée dans la chambre, je les entends fignoler les derniers préparatifs. Ruairi veille à ce que je ne triche pas, interdiction de regarder. « C’est bon ! », je m’élance hors de la chambre impatiente de voir ce qu’elles ont bien pu me préparer. Salon pas vraiment changé, elles sont toutes assises autour de la table basse, un sourire mi ange mi démon éclair leur visage, j’aurais dû me méfier. Au milieu de la table trône une enveloppe Happy Birthday contenant un étrange message sur papier rouge… et un avocat !
Défi numéro un – message codé
SXUHU JYVUDD RHQLE JK
QI JHEKLU BU SETU YDTYSU
IKYLQDJ EUKV FEKHHY
Après décryptage du premier message, elles me remettent une deuxième enveloppe, dedans un autre étrange message écrit blanc sur or. J’ai tenté d’utilisé le même codage mais rien n’est simple, et puis les indices c’est pas fait pour les chiens Tifenn. ^^
Défi numéro deux – message codé et difficile à lire
LKQN PKJ WJJERANOWENA
WQ PAOYK PQ WYDAPANWO
HA PNQY HA LHQO EJBWIA ZA HW PANNA
KB YKQNOA AJ LUFWIW
AJFKU
Vous avez trouvé? ^^ Ils sont sympas mes amis Erasmus n’est ce pas?
C’est donc revêtue de ma nuisette (bon j’ai un peu
triché, j’ai mis un petit pantalon en dessous), accompagnée de deux braves Sayaka et Amélie qui avaient elles aussi apportées leurs pyjamas que nous nous sommes tous dirigés vers le Tesco le plus
proche. Souvenir de cette nuit entre filles où Mario
n et moi avons bravé
les éléments en tenues de nuit pour aller nous chercher une chtite bouteille de Vodka, sweet memory =p
Comme elles s’en doutaient, trouver quelque chose de dégeux dans un supermarché irlandais n’était pas vraiment un défi difficile à relever et pourtant… que de choix ! Mon premier geste s’est porté vers la jelly mais d’après un spécialiste dont je tairai le nom, il faut 6 heures pour fabriquer cette horreur. Après avoir papillonné entre les différents fruits en conserves, pamplemousses et autres fraises, mon choix définitif s’est porté sur Strawberries flavor custard, que l’on pourrait traduire par fraises saveur crème anglaise mais nous découvrirons plus tard, à nos risques et périls, que c’est plutôt de la crème anglaise saveur fraise. Très bon choix, bien immonde !
Retour chez moi, ravie de cette petite balade, me disant que le pire est derrière moi… Que nenni ! Pause cookies au peanut butter pour endormir ma confiance…avant de me faire bander les yeux !
Défi numéro trois – Blind test time
L’Irlande regorge de ressources culinaires insoupçonnées dont des chips à, à peu près, tous les goûts
possibles et inimaginables. Me voilà entourée de six petits paquets de chips mignons à croqués… Chili & Chocolate, Breakfast’s builders, Fish & Chips, Cajun Squirrel,
Crispy Duck & Hokin et Onion pie... ça ne s’invente pas, oh oui
youpi !
Parce que tu pensais t’en tirer comme ça ?! Après est venue la terrible épreuve, redoutée par mon côté chauvin, celle où je devais faire ressortir mes racines françaises et la fierté de mes ancêtres – différencier du camembert Président, le camembert Tesco. Cette épreuve même où j’ai lamentablement échoué (après une fausse joie). Pour ma défense je dirai que le camembert Tesco était plus fait que le Président, et que huit mois en Irlande, ça m’a surement pourri les papilles gustatives (amis de la poésie… ^^).
Dernier blind test, découvre ce que je te mets
dans la bouche, c’est frais, ça n’a pas trop de goût… Vous
n’êtes quand même pas en train
de me faire manger de la courgette crue ?! Ah bah si =D
Je ne l’ai appris que plus tard, mais les filles avaient la délicate intention de me faire manger de la jelly… bon elles n’ont pas été trop méchantes, elles ont demandé à Ruairi – Irlandais de souche – de me la préparer. Ce qu’elles ne savaient pas c’est qu’il fallait 6 heures pour préparer cette merveille de la Nature, what a pity ! La gelée a donc dormi dans mon frigo, pour que j’en profite les jours suivants… fallait pas, vraiment !
Défi numéro quatre – Tu devrais t’attacher les cheveux…
Coup de téléphone d’Oriane, je m’éclipse dans ma chambre pour discuter un petit peu pendant que ça s’active à
côté.
- Oui oui, d’ailleurs elles m’ont demandé d’enfiler quelque chose qui ne craint pas et de m’attacher les cheveux.
- Ah ça ça sent le coup de tu dois récupérer des bonbons dans un bac à eau.
- Ou de la farine, j’hésite encore…
Les deux mon capitaine ! J’ai agréablement surpris mon entourage en réussissant à attraper avec agilité les bonbons, ha ha ha 23 ans, c’est pas demain la veille que vous m’apprendrez à chopper de la bouffe en contournant des obstacles !!
Chacune de mes découvertes étaient ponctuées par un petit papier en récompense : L S U S O E C T A. Si vous avez trouvé le mot mystère, tant mieux, il ne sert à rien =)
Défi numéro cinq – Plaisir de nuire, joie de décevoir
Mes délicieuses amies avaient « omis » de
faire un gâteau, me voilà donc dans ma cuisine pour préparer
mon célèbre gâteau au yaourt miam yummy ! Inintéressant vous entends je vous exclamer ? (je n’ai pas déjà mis
cette formule dans mon ancien article ?) Et si je vous dis que j’avais les yeux bandés de nouveau ? On est aventurier ou on ne l’est pas !
Un peu déçues, c’est avec brio que j’ai confectionné ce que l’on peut à juste titre appeler mon chef d’œuvre. Le gâteau a été plus que mangeable et a été rebaptisé par Sayaka le gâteau Comme quoi =)
La soirée est déjà bien entamée, mon périple touche à sa fin, pendant que le gâteau cuit, nous nous restaurons autour des petits plats que mes deux chefs lyonnaises ont cuisinés. Une autre enveloppe m’attends « Miam miam (Mangeons) les restes » remplie de délicieux souvenirs culinaires que nous avons eu ici, de délires gastronomiques et de petits mots à croquer.
Ma carte d’anniversaire, avec ces trois mots à l’intérieur
Tu Nous Détestes ?
Et un lien à trouver entre toutes mes épreuves. J’avoue j’ai un peu paniquée, je pensais que ce n’était pas fini et que j’allais avoir autre chose à faire « pire » que ce que j’avais eu, j’ai eu besoin de beaucoup d’aide pour trouver que tous les défis avaient un rapport avec la nourriture, stupid little girl =)
La joie devant ce paquet enveloppé de doux papier avec un petit cœur dessus, à l’intérieur le plus beau cadeau que je pouvais rêver, un livre de recettes handmade. Beaucoup de ceux qui ne pouvaient être présents ce soir ont participé et cela me touche tellement. Je pourrai maintenant expérimenter toutes vos délicieuses recettes sur mon entourage tourangeau que je vais retrouver d’ici peu…
C’est avec beaucoup de retard (23 ans il est trop tard pour me changer maintenant) que Marion, Amélie, Ruairi et moi nous nous sommes dirigés vers le centre pour rejoindre Audrey, Chris et Kevin afin de finir la soirée comme il se doit. David, un de mes camarades de classe qui nous avait rejoint entre temps, est retourné à la bu pour bosser, Sayaka et Lien étaient trop fatiguées pour nous suivre.
Je ne vous ai pas répondu, adorables, douces amies, je ne vous déteste pas, loin de là, j’ai passé une merveilleuse journée en compagnie de vous tous, remplie de surprises comme je les aime, merci =)
Epilogue de la jelly – aller savoir pourquoi, elle n’a pas prise et nous avons été obligé de la jeter… What a shame !
Je crois que ma bonne étoile veille sur moi =)
scolaire irlandais enseigne. Bref samedi je suis allée en séance photos en ville pour un projet
que je devais rendre le lundi. Heureusement qu’il faisait beau, accompagnée, nous nous sommes accordés un repas japonais… à 16 heures et une glace à 19 heures, le tout n’est pas très bien passé,
ajouté à la fatigue et au stress j’ai fait un léger malaise. Moi qui devait retrouver les filles en ville, me voilà avachie sur son lit pour prendre « un peu » de repos… bref 23 heures
je retrouve mes forces pour me trainer jusqu’à chez moi. Il faut aussi savoir que mon appart n’était pas vide, ma proprio Lynne était descendue sur Dublin pour voir des amis et allait passer la
nuit chez moi. Elle est rentrée vers 1 heure, à tenter tant bien que mal de ne pas faire de bruit, ponctuant chacune de ses maladresses par un shit retentissant ^^
mes talons, je lui lance un bonjour et avant qu’il n’ouvre la bouche lui dit que je suis très pressée. Apparemment ce n’était pas assez compréhensible, « juste un petit mot avant que
vous ne disparaissiez » méga soupire de ma part, je ralentie et lui fait comprendre que je suis prête à entendre un mot pas plus. Le vieux heureux d’avoir capté mon attention, prends une
grande inspiration, fait durer le suspense et se lance « … vous savez la poubelle verte …. » putain « … il faut qu’elle soit sur le trottoir le mardi … » bordel « …
vous savez j’ai 65 ans … » aller « … je suis trop vieux pour le faire… » je le coupe, de manière bien impolie j’en suis consciente, lui balançant que je n’ai pas le temps (pour ces
conneries) que je suis très pressée, que j’ai un exam, et ne lui laisse pas le temps de répliquer. J’attrape mon vélo, laissant Antoine marcher à son rythme et fonce vers UCD. Et là ça devient
encore plus drôle, bah oui parce qu’il était à peine 11h15, c’était encore jouable. Je pédale, je pédale et tout d’un coup le vélo ne répond plus… Je m’arrête mi surprise mi énervée, un mec passe
à côté de moi « vous avez déraillez » et puis se casse… Et m’aider, ça t’es pas venu à l’esprit ?! Heureusement ce n’était qu’un décrochage, j’ai rapidement pu tout remettre en
place. Je crois que le destin en a eu marre de s’acharner sur moi, parce que je n’ai pas eu de problème avec les ordis (même si j’ai eu du mal à trouver la machine pour recharger ma carte
d’impression, n’étant pas dans la partie du campus où j’ai l’habitude d’imprimer) et que j’ai rendu mon projet en temps et en heure =)
pour retrouver ma troupe de
compères, surexcités de commencer la chasse. Ne connaissant rien du parcours et des indices, coiffée d’un chapeau aux couleurs de l’Irlande, j’ai été chargé d’accompagner Amélie à travers son
périple et de filmer ces exploits ! Nous avons donc perdu les dernières ondes de crédibilité auprès de nos camarades irlandais, Amélie fouillant les cailloux, demandant à un pauvre monsieur
s’il avait quelque chose pour elle, apprenant une chanson enfantine à trois étudiantes, courant au son de Fort Boyard, j’en passe et des meilleurs. Perso c’est bien entendu à ce moment là que je
croise David, camarade de classe et des gens du Taekwondo, s’ils avaient encore des doutes sur mes capacités mentales, les voilà aujourd’hui certain.
avant 15 heures. J’ai retrouvé mes
parents chez moi, et nous avons mangé. Le Vendéen est venu rechercher ces affaires a discuté un peu avant de retrouver… heu de retourner embêter Amélie (cadeau empoisonné =D).
désolée maman), National Gallery,
Merrion Square avec un petit coucou à Oscar, les Docks, O’Connell Street, Temple Bar, St Patrick Cathédral … Retour à la maison pour se restaurer et retour en ville sur les coups de 22 heures
pour assister à un spectacle de danses irlandaises et de musique typique par la suite. Dégustation d’un baby Guinness à cause / grâce à une maladresse de ma part pour maman et d’une
Guinness pour papa (attention, tu prends le volant après), Irlandais jusqu’à la dernière goutte. Mes amis nous ont rejoint pour la fin de soirée, mais j’étais vraiment HS, j’ai joué ma
cendrillon et nous sommes partis vers minuit (avec en bonus pour mes parents, je négocie le prix du parking avec le gardien bourré).
brin de
suspense, un peu de malice et quelques clins d’œil, un beau temps à en attraper des coups de soleil, une île perdu dans l’espace : Achill
Island. Ne chercher pas, ce week-end Sea, Sex and Sun ne s’est pas passé aux larges de Galway mais dans le comté de Mayo, au nord de Galway sur
la côte ouest.
« T’as vu le style de cet ensemble résidentiel ? C’est sympa le principe de la fenêtre/baie
vitrée qui avance et sort de la maison, ils ont vraiment une superbe vue, ça serait cool que l’on dorme là ! » ^^
Karen, Greg et Kevin ; pendant que Cillian, Laura, Chris et Sean restaient
au sec. Vous n’allez pas me croire mais l’océan Atlantique sur la côte ouest de l’Irlande en début avril… c’est froid ! Heureusement le soleil nous chauffait gentiment. Les vagues étaient
géniales, j’ai réussi à tenir debout sur ma planche une fois sur mes milliards d’essais (au moins) pendant environ 3 secondes… et je suis très contente de moi =) Douche bien méritée et retour à
la maison sur les coups de 17h30, j’avale une banane et un gâteau histoire de tenir jusqu’à l’heure du repas… 18h15 ! Ah oui ça choque toujours et on a vite tendance à
l’oublier.
de vodka en cul sec…
Bien tipsy les Français, bravo pour l’exemple ^^ Je peux donc répondre à une question que l’on me pose souvent : oui on parle mieux anglais
lorsque l’on s’est bien hydraté… mais à savoir si on se souvient exactement de ce que l’on a dit… c’est une autre histoire =D Retour dans le pub-boite (ils y tenaient tellement) qui était bien
cher pour deux heures seulement, ils ont préféré rentrer pour s’amuser à leur façon. Personnellement le surf m’avait crevé, ajoutez à cela le manque de sommeil, les coups de soleil qui me
brulaient les joues et l’alcool dans le sang… Bref j’ai préféré aller me coucher et discuter tranquillement allongés dans le noir.
oublierait presque le marteau dans la tête et les cris de détresse qui circulent dans tout le corps « retourne te coucher ! ». Retour à la maison, douche (froide, les salauds
avaient utilisé toute l’eau chaude, de vraies gonzesses !), un déjeuné composé de nouilles chinoises bolognaisées assez folklo, un peu de rangement et c’est déjà l’heure du
départ.